LA SANTÉ MENTALE, C'EST QUOI?

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La santé mentale est une composante essentielle de la santé. C’est un équilibre dynamique entre les différentes sphères de la vie : sociale, physique, spirituelle, économique, émotionnelle et mentale

Elle nous permet d’agir, de réaliser notre potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie et d’apporter une contribution à la communauté.

Elle est influencée par les conditions de vie, les valeurs collectives dominantes ainsi que les valeurs propres à chaque personne.

Le terme santé mentale se trouve encore trop souvent confondu à l'idée de maladie mentale. Comme la santé physique est différente de la maladie, la santé mentale se définit différemment de la maladie mentale et signifie beaucoup plus que l'absence de maladie mentale.

Le Mouvement Santé mentale Québec (MSMQ) et ses membres en région se sont dotés dʼun discours commun quant à la définition de la santé mentale et celles de la promotion et de la prévention en santé mentale. Afin dʼy arriver, une revue de littérature a dʼabord été faite, puis, des postulats ont été émis pour en arriver à ces définitions.

Nos postulats

  • La santé globale est façonnée par les caractéristiques individuelles, environnementales, sociales, culturelles et économiques.
  • Le concept de santé mentale évolue au fur et à mesure de lʼévolution des sociétés et des systèmes de pensées.
  • La santé mentale cʼest tendre vers un équilibre (plus quʼun état fixe).
  • La capacité à trouver des moyens pour vivre les changements, les défis ou lʼadversité protège la santé mentale.
  • La santé mentale résulte dʼinteractions entre trois piliers :
    • le biologique (relatif aux caractéristiques génétiques et physiologiques de la personne)
    • le psychologique (relatif aux aspects cognitifs, affectifs et relationnels)
    • le social (relatif aux relations entre la personne et son environnement)
  • La santé mentale est liée tant aux valeurs collectives dominantes quʼaux valeurs propres à chaque individu.
  • La santé mentale est influencée par des conditions multiples et interdépendantes telles que les conditions :
    • économiques (Ex. : Pauvreté, distribution équitable de la richesse, etc.)
    • sociales (Ex. : Discrimination, lʼaccès à une éducation de qualité, etc.)
    • culturelles (Ex, : Minorités ethniques et autres minorités, etc.)
    • environnementales(Ex.:Pollution,un environnement sain,etc.)
    • politiques (Les lois, lʼexercice du pouvoir, etc.)
  • La santé mentale est une ressource collective à laquelle contribuent tout autant les institutions sociales et la communauté entière que les personnes prises individuellement.

En conséquent

La santé mentale favorise la qualité de la vie des individus, des familles, des populations et des nations.

Nous estimons que l’objectif essentiel des actions menées dans le domaine de la santé mentale est d’améliorer le bien-être et le fonctionnement des populations en mettant en évidence leurs points forts et leurs ressources, en accroissant leur résilience et en stimulant les facteurs de protection individuel et social.

Inspiré des sources suivantes
  • Rapport du groupe de travail : La souffrance psychique des adolescents et des jeunes adultes, 2000 (Irlande)
  • Comité de la santé mentale du Québec, 1985
  • Améliorer la santé mentale des canadiens, 2009. Explorer la santé mentale positive. Initiative sur le santé mentale de la population canadienne, Institut canadien d'information sur la santé, 2009.
  • Rapport des comités de travail sur les services de santé offerts aux femmes, 1997.
  • Organisation Mondiale de la Santé. Déclaration sur la santé mentale pour l'Europe :
  • Rapport du groupe de travail : La souffrance psychique des adolescents et des jeunes adultes, 2000 (Irlande)
  • Comité de la santé mentale du Québec, 1985.
  • Améliorer la santé mentale des Canadiens 2009, Explorer la santé mentale positive. Initiative sur la santé mentale de la population canadienne, Institut canadien d’information sur  la santé, 2009.
  • Rapport des comités de travail sur les services de santé offerts aux femmes, 1997
  • Organisation Mondiale de la Santé. Déclaration sur la santé mentale pour l’Europe : relever les défis,trouver des solutions, Helsinki (Finlande), Conférence ministérielle européenne de l’OMS sur la santémentale, janvier 2005 (consulté le 13 janvier 2011). www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0009/88596/E85446.pdf

LA PROMOTION EN SANTÉ MENTALE

La promotion de la santé mentale renvoie au processus consistant à accroître la capacité des individus et des collectivités de se prendre en main et dʼaméliorer leur santé mentale. Elle a pour objet dʼaccroître les forces, les ressources, les connaissances et les atouts en matière de santé. Il sʼagit dʼune approche qui considère chaque personne dans sa globalité, peu importe son état de santé mentale ou physique.

Lʼefficacité de la promotion en santé mentale nécessite une implication individuelle, collective et politique, car la santé mentale ne dépend pas que des individus. Les politiques publiques qui visent l’amélioration des conditions de vie (revenu, logement, etc.) et des milieux de vie (école, milieu de travail, conciliation travail-famille, etc.) exercent une influence importante sur la santé mentale de la population.

Nos postulats

La promotion vise à accroître ou maintenir le bien-être personnel et collectif en misant sur les facteurs de développement et les conditions favorables à la santé mentale. Elle cible, en tout temps, la population en général et des sous-groupes en particulier.

  • La promotion de la santé mentale vise toutes les personnes, tout au long de leur vie ainsi que les collectivités, notamment les personnes et les groupes à risque ainsi que les personnes atteintes de maladie mentale.
  • La promotion de la santé mentale peut contribuer à la réduction de la stigmatisation et lʼexclusion sociale.
  • Les facteurs de renforcement sont multiples, non exclusifs et interactifs.
  • La promotion de la santé mentale est essentielle à la santé globale de la population. Elle peut également accroître lʼefficacité des activités de prévention.
  • La promotion de la santé peut avoir une interaction à la fois sur la santé mentale et la santé physique.
  • La promotion de la santé mentale renforce les ressources personnelles des individus et le soutien du milieu. Elle peut prévenir lʼémergence de problèmes de santé mentale, de problèmes de santé physique et de problèmes sociaux.

La promotion de la santé mentale, c'est donc...

Améliorer la capacité à prendre le contrôle de sa vie et de sa santé

Elle peut aider les gens à prendre en charge des situations qui affectent leur santé et à participer aux décisions concernant leur vie et leur santé.
  • Comme individu : Prendre conscience de ses forces, ses limites, développer sa confiance en soi et dans les autres, renforcer ses acquis, redéfinir ses priorités…
  • Dans la communauté : Donner accès à l'information en faisant connaître et en appliquant les droits de chacun...

Favoriser la résilience

La résilience est le résultat de multiples processus qui viennent interrompre des trajectoires négatives.

  • Comme individu : Équilibrer les différentes sphères de sa vie, déstigmatiser les fausses idées reliées à la maladie ou à certains groupes de personnes, adopter des conseils pour une meilleure hygiène de vie physique et psychique, reconnaître ses forces, ses capacités et ses difficultés...
  • Dans la communauté : Améliorer les facteurs de sécurité, en diminuant les injustices et en éliminant les facteurs de risque d’une mauvaise santé mentale.

Adopter un point de vue positif

Elle est fondée sur les atouts plutôt que sur les déficits. Elle est développée sur la base de l’autonomie et l’aide aux personnes et aux collectivités en vue de reconnaître leurs forces et d’identifier leur propre destinée. Elle fournit des ressources pour permettre cette autonomisation dans un environnement favorable.

  • Comme individu : S’informer sur les services d’aide et les démarches à suivre pour se faire aider, aller chercher les ressources qui nous aideront…
  • Dans la communauté : Souligner les bons coups des collègues, des équipes de travail dans les bulletins internes...
Inspiré des sources suivantes :
  • BLANCHET, L. ET COLLABORATEURS (1993). La prévention et la promotion en santé mentale : préparer l’avenir, Gaëtan Morin, éditeur et le Comité de la santé mentale du Québec.
  • N. Joubert et J. Raeburn, Mental health promotion : people, power and passion, International Journal of mental health promotion, (septembre 1998), p15-22
  • Extrait de Blanchet et coll., 1999
  • Joubert, Natacha. Phd, Agence de santé publique du Canada, La promotion et la prévention en santé mentale quelques précisions, Équilibre en tête, Été 2005, vol.19, no3, Association canadienne pour la santé mentale filiale de Montréal
  • Avis scientifique sur les interventions efficaces en promotion de la santé mentale et en prévention des troubles mentaux, Institut national de la santé publique, mai 2008
  • Améliorer la santé mentale des Canadiens 2009, Explorer la santé mentale positive. Initiative sur la santé mentale de la population canadienne, Institut canadien d’information sur la santé.
  • W.J. Mussel, Warrior-Caregivers : Understanding the challenges and healing of First Nations Men (en ligne), Ottawa (Ont), Aboriginal healin Fondation, 2005. Consulté le 21 mai 2008. Internet: http://www.ahf.ca/publications/research-series

LA PRÉVENTION EN SANTÉ MENTALE

La prévention en santé mentale vise à réduire, voir éliminer, sinon composer avec la présence de certains facteurs ou conditions de vie qui fragilisent la santé mentale des individus, qui leur causent souffrance et troubles divers.

À travers leurs actions respectives, la promotion et la prévention apparaissent toutes deux essentielles au maintien de la santé mentale des individus, des communautés et des populations. La complémentarité de leurs actions est très nette dans les résultats obtenus. De plus, ces deux approches sont complémentaires à dʼautres approches en santé globale. Elles offrent la meilleure combinaison qui soit pour maintenir la population en santé mentale.

Nos postulats

La prévention en santé mentale vise à réduire lʼincidence des problèmes de santé mentale et empêcher la santé mentale de décliner en influant sur les facteurs de risque et les conditions susceptibles dʼinduire des problèmes de santé mentale, avant lʼapparition de problèmes de santé mentale. Elle sʼadresse à la population en général et des groupes ciblés.

Plusieurs facteurs qui représentent un risque important pour la santé mentale des individus sont présents dans leurs milieux ou fortement liés à leurs conditions de vie.

La prévention prend tout son sens et devient efficace lorsque lʼon fournit aux individus et aux collectivités des moyens pour réduire les facteurs de risque ou composer avec, en vue de maintenir leur santé mentale et améliorer leurs conditions de vie.

Lʼefficacité de la prévention en santé mentale nécessite une implication politique, individuelle et collective.

La prévention de la maladie mentale, c'est...

Agir avant l’apparition des problèmes de santé mentale

C’est en agissant pour réduire les facteurs qui sapent ou qui détériorent les conditions de vie des individus que la prévention prend tout son sens (agir avant l’apparition des problèmes de santé mentale) et qu’elle devient efficace. La prévention de la maladie mentale permet, par exemple, de changer certaines conditions de vie sociales qui dévalorisent et isolent les individus, afin de prévenir la violence, la détresse, la dépression, la négligence, l’abus, etc.

Tenter de réduire la présence de facteurs ou conditions de vie qui fragilisent la santé mentale des individus

Ainsi, les facteurs qui représentent les plus importants risques pour la santé mentale des individus sont davantage présents dans leurs milieux de vie ou fortement liés à leurs conditions de vie, plutôt qu’à leur vulnérabilité personnelle. À titre d’exemple, on pense à la pauvreté, à l’intimidation dans les écoles, à la surcharge de travail, à la non reconnaissance au travail, aux logements insalubres.

Adopter des stratégies ciblées

De manière générale, ces stratégies sont ciblées, en ce sens qu’il s’agit d’interventions locales dans des milieux de vie où a été identifiée la présence de certaines conditions particulièrement dommageables pour la santé mentale des individus. Nous faisons référence ici au soutien des nouveaux immigrants par exemple, des personnes ayant perdu leur emploi ou encore des jeunes en difficulté à l’école.

Inspiré des sources suivantes
  • Joubert et J. Raeburn, Mental health promotion : people, power and passion, International Journal of mental health promotion, (septembre 1998), p15-22
  • Joubert, Natacha. Phd, Agence de santé publique du Canada, La promotion et la prévention en santé mentale quelques précisions, Équilibre en tête, Été 2005, vol.19, no3, Association canadienne pour la santé mentale filiale de Montréal.
  • Agence de santé publique du Canada, La promotion et la prévention en santé mentale quelques précisions, Équilibre en tête, Été 2005, vol.19, no3, Association canadienne pour la santé mentale filiale de Montréal.

LES DÉTERMINANTS SOCIAUX DE LA SANTÉ

La santé mentale est liée à la fois aux valeurs collectives dominantes dans un milieu donné qu’aux valeurs propres à chaque personne.

Ce qui influence la santé va du macro-social à l’infra-cellulaire et, inversement, de l’économie et des politiques sociales à la biologie moléculaire.

La santé mentale est influencée par plusieurs conditions qu’on nomme les déterminants de la santé.

La santé mentale est influencée par plusieurs conditions qu’on nomme les déterminants sociaux de la santé. Les problèmes de santé mentale sont généralement associés aux éléments suivants : changement social rapide; conditions de travail éprouvantes; discrimination à l’égard des femmes; exclusion sociale; mode de vie malsain; risques de violence ou de mauvaise santé physique; et violations des droits de l’homme.

Les principaux déterminants de la santé mentale sont :

Le revenu et la situation sociale

Par exemple :

  • Un revenu qui répond à nos besoins par rapport à un revenu qui ne nous permet pas de manger à notre faim.
  • Une situation sociale qui nous permet de nous épanouir par rapport à une situation sociale qui nous brime (exemple : dictature, guerres, discriminations multiples et diverses, etc.).

Le niveau d’instruction

Par exemple :

  • Avoir accès aux établissements scolaires, formations professionnelles, centre jeunesse-emploi, stage, etc. afin d’accéder à des connaissances qui nous enrichissent et à un emploi qui nous plaît et qui répond à nos besoins.
  • Avoir accès à l'information, la trouver, la comprendre et la faire connaître.

Les environnements social et physique

Par exemple :

  • Vivre dans un quartier sans parc, ni verdure, sans épicerie accessible peut influencer négativement notre santé. À l'inverse vivre dans un quartier où l'on peut marcher, avoir des espaces verts et des fruiteries permet maintenir une bonne santé mentale.

Les services de santé

Par exemple :

  • L'accès à un intervenant-e psychosocial rapidement lorsqu'on vit de la détresse psychologique ou une difficulté peut nous apporter un soutien important.

La culture

Par exemple :

  • Nous pouvons nous sentir soutenus par notre communauté qui prend en considération l'importance du groupe.
  • Nous pouvons nous sentir coincés entre deux cultures lorsque nous sommes nés et vivons encore dans un pays possédant une culture très différentes de celle de nos parents qui ont immigrés.

Le réseau de soutien social

Par exemple :
  • Avoir un ou des proches (famille, ami-e-s, voisin-e-s, collègue, etc).
  • Avoir accès aux services adéquats (école, CSSS, services d’aide à domicile, etc).

L’emploi et les conditions de travail

Par exemple :

  • Certaines conditions de travail peuvent nous prédisposer au stress et à la dépression tandis que d'autres peuvent nous permettre de nous épanouir.

Le contexte géographique

Par exemple :

  • Vivre dans un pays victime de la sécheresse, dans une région où le taux de chômage est élevé...

Le genre

Par exemple :

  • Une femme qui a un revenu inférieur à un homme pour un travail égal et qui vit dans une situation de pauvreté.
  • Les valeurs sociales qui imposent des manières d'être et d'agir selon le genre.

Les composantes biologiques et physiologiques

Par exemple :

  • La génétique de notre famille : diabète, cancer, avoir un bon système immunitaire.

En résumé

Toute condition qui nuit à l’adaptation réciproque entre la personne et son milieu, telle que la pauvreté, la pollution ou la discrimination, constitue un obstacle à la santé mentale.

À l’inverse, toute condition qui facilite cette adaptation réciproque, comme par exemple l’accès à une éducation de qualité, à un emploi avec des conditions de travail adéquates, l’accès au logement, la réduction des préjugés favorise et soutient la santé mentale.

LES FACTEURS DE PROTECTION

Les activités de promotion de la « santé » mentale cherchent à augmenter les facteurs de robustesse ou encore à renforcer la résilience individuelle et le soutien du milieu.

Cela dit, le renforcement des facteurs de robustesse ou de la résilience individuelle ne se définit pas et ne se mesure pas seulement par rapport à l’agir ou aux comportements des individus (i.e. leurs compétences, habiletés, diverses performances), mais aussi et d’abord par rapport à l’être, être qui on est avec Soi et les autres (i.e. le concept/sentiment de Soi, l’estime de Soi, l’identité, le sentiment d’appartenance, le devenir, le sentiment d’accomplissement, le sentiment d’avoir une place, le sentiment de contribuer).

Il est donc très important de développer, avec la participation directe des enfants et des jeunes, des programmes de promotion de la « santé » mentale qui comportent une large part d’activités ou d’expériences qui leur permettent d’être eux-mêmes, de découvrir les diverses composantes de leur être, de rêver ou de projeter leur être dans l’avenir, et ce en tenant compte de leur âge et des besoins développementaux propres à chaque âge.

Autrement dit, la promotion de la « santé » mentale s’appuie sur l’énorme potentiel de résilience des individus et prône l’investissement et le soutien de tout ce qu’ils comptent de ressources individuelles et collectives favorables à leur épanouissement et à leur bien-être » .

Facteurs généraux de protection en santé mentale :

Appartenance

  • Appartenance sociale
  • Inclusion sociale
    • En promotion de la santé mentale nous souhaitons promouvoir l’inclusion sociale plutôt que de parler de déstigmatisation
  • Participation sociale
  • Soutien social

Capacité d'adaptation

  • Résilience

Confiance

  • Confiance (niveau de confiance élevé à l’égard d’autrui)
  • Sécurité

Créativité

  • Selon Maslow, pouvoir regarder les choses de manière différente

Émotions

  • Comprendre, reconnaître et s’approprier ses émotions.
    • Il a été décidé collectivement de ne pas utiliser le terme « gérer ses émotions », ni le terme « contrôler », car l’expression est importante.  On parle plus de contrôler ses humeurs.
  • Redonner une place aux émotions et sentiments : permettre l’expression.

Estime de soi

  • Valeur que l'on s'accorde à soi-même

Sentiment de compétence

  • Avoir les ressources nécessaires pour développer ses compétences
  • Avoir l’impression de savoir faire.
  • Capacité de mettre ses compétences en pratique.
  • C’est un savoir agir qui permet de mobiliser ses connaissances et ses stratégies dans un contexte particulier.
  • Capacité et possibilité de développer des compétences.
  • Sentiment de compétence sociale.

Soutien

  • Soutien affectif (pouvoir se confier, être compris-e, recevoir des conseils, etc.)
  • Soutien concret (pouvoir compter sur quelqu’un-e en cas de besoin)

Spiritualité

  • Ressentir un sentiment d’appartenance envers une réalité plus grande que soi
  • Donner un sens à sa vie

Voici d’autres facteurs de protection ou d’autres manières de les nommer :

  • Apprendre sur soi-même et sur sa société
  • Développement personnel (passe-temps; autoéducation; prière; contrôle de sa vie; exercice; établissement d'objectifs personnels), apprentissage tout au long de la vie.
  • Découvrir les activités de loisir qui nous plaisent et trouver du temps pour s’y adonner
  • Connaissance de soi (monitorage de soi; reconnaître le moment auquel on doit chercher de l'aide; reconnaître ses réalisations et accepter ses échecs et/ou en tirer profit)
  • La coopération, l’entraide
  • La débrouillardise
  • La capacité à demander de l’aide
  • Le sens de la responsabilité
  • Capacité de faire face aux événements et de leur donner un sens
  • Rêver
  • Prendre du détachement
  • Rire, sens de l’humour
  • Encourager l’autonomie, lorsque pertinent
  • Maintenir de bonnes habitudes de vie
  • Profiter des relations positives avec les membres de sa famille et ses ami-e-s
  • Développer des stratégies pour faire face au stress
  • Savoir se donner du répit
  • Avoir de la gratitude
  • Savoir apprécier le moment présent
Inspiré des sources suivantes
  • Améliorer la santé mentale des Canadiens 2009, Explorer la santé mentale positive. Initiative sur la santé mentale de la population canadienne, Institut canadien d’information sur la santé.
  • N. Joubert et J. Raeburn, Mental health promotion :people, power and passion, International Journal of mental health promotion, (septembre 1998), p15-22
  • W.J. Mussel, Warrior-Caregivers : Understanding the challenges and healing of First Nations Men (en ligne), Ottawa (Ont), Aboriginal healin Fondation, 2005. Consulté le 21 mai 2008. Internet: http://www.ahf.ca/publications/research-series
  • Avis scientifique sur les interventions efficaces en promotion de la santé mentale et en prévention des troubles mentaux, Institut national de la santé publique, mai 2008
  • MacDonald et O’Hara, 1998
  • Santé mentale au Québec, Revue Santé mentale au Québec – Psychiatrie, [www.rsmq.cam.org] (site consulté le 16 novembre 2010).
  • COMMISSION EUROPÉENNE. DIRECTION GÉNÉRALE SANTÉ ET PROTECTION DES CONSOMMATEURS. Livre vert - Améliorer la santé mentale de la population : Vers une stratégie sur la santé mentale pour l’Union européenne. Bruxelles, Éditions Communauté européenne, 2005, 26 p.
  • Organisation mondiale de la Santé, La santé mentale : renforcer notre action, [www.who.int] (site consulté le 16 novembre 2010).
  • Santé et services sociaux, Plan d’action en santé mentale 2005-2010 – La force des liens, [https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-000786/] (site consulté le 16 novembre 2010).
  • J.F. Helliwell et R.D. Putnam, "The Social context of well-being", Philosophical transactions of the Royal Society of London. Series B, Biological Sciences, vol.359, no 1449 (2004), p. 1435-1446
  • A. Millan, "Taking charge : perception of contol over life chances", Canadian Social Trends (en ligne) (été 2006), p 10-15. Consulté le 26 mai 2008. Internet : https://www150.statcan.gc.ca/n1/en/pub/11-008-x/pdf/4212570-eng.pdf?st=9UANDtLi
  • FORTIN, Bruno. Prendre soin de sa santé mentale, Laval, Éditions Méridien, 1993, 156 p.
  • FORTIN, Bruno. Intervenir en santé mentale, Montréal,  Éditions Fides, 2006, 399 p.
  • TREMBLAY, Luc. La personne d’abord : l’intervention en santé mentale, Montréal, Éditions Saint-Martin, 1996, 260 p.
  • CHAMPAGNE, R et al. La Vieillesse: voie d'évitement... ou voie d'avenir? : Le vieillissement et la santé mentale, Boucherville, Éditions Gaëtan Morin, 1992, 138 p.
  • Centre de toxicomanie et de santé mentale, Les adolescents et la santé mentale, [www.camh.net] (site consulté le 9 septembre 2010).
  • Institut canadien d’information sur la santé, Améliorer la santé des jeunes canadiens, Ottawa (Ont.), ICIS, 2005
  • B.Jo Lohman et P.A. Jarvis, Adolescent stressors, coping strategies, and Psychological Health Studied in the Family Caontext, Journal of Youth and Adolescence, vol.29, no1 (2000), p15-43
  • R.B. Wilkinson et W.A. Walford, Attachement and personality in the psychological health of adolescents, Personality and individual differences, vol.31, no.4 (2001), p. 473-484
  • GLORION, Françoise. Il n’est jamais trop tard pour vivre avec sa mort, Paris, Éditions de La Martinière, 2002, 201 p.
  • M.E.P. Seligman, Authentic happiness, New York, The Free Press, 2002
  • Mental Health Working Group, Mental Wellness Framework : Adiscussion document for comprehensive culturally appropriate mental health services in First Nations and Inuit communities, Assemblée de Premières Nations (éd.), Ottawa (Ont.), Santé Canada, 2002.
  • J.F. Helliwell et H. Huang, How’s the job? Wee-Being and social capital in the work place, Cambridge (Massachussetts), National bureau of Economic Research, 2005
  • G. Lowe et G. Schellenberg, What’s a good job? The importance of employment relationships, C.P.R. (éd.). Ottawa (Ont.), Renouf Publishing, 2001
  • Association professionnelle des cadres supérieurs de la fonction publique du Canada (APEX), Executive health in the Federal Public Service : Individual Health and Organizational implications, Ottawa (Ont.), APEX 2005.
  • FORTIN, Bruno. Côtoyer la souffrance des personnes âgées, Montréal, Éditions Fides, 2000, 108 p
  • BACQUÉ, Marie-Frédérique. Apprivoiser la mort : psychologie du deuil et de la perte, Paris, Éditions Odile Jacob, 2003, 283 p.